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Les différentes campagnes de constructions du château se
sont déroulées du XIe siècle au XVe siècle, avec des remaniements à la
Renaissance. L'enceinte remonte au XIIe siècle. Le château féodal est
construit sur l'emplacement de vestiges gallo-romains. Lors des travaux
d'aménagement d'une fosse sceptique en 1974, des fragments de conduite
gallo-romaine ont été retrouvés. Cette conduite était de direction Nord-Sud,
et se trouvait au centre de l'enceinte actuelle. Les diverses parties de la
rigole, à bords bien redressés, étaient rendus étanches dans leur raccord
par une feuille de plomb, encastrée dans une petite cavité aménagée à
l'extrémité de chaque pierre. Il existait également dans le réduit du
rez-de-chaussée qui donne accès au souterrain-refuge un pan de mur en petit
appareil caractéristique de la période gallo-romaine. Dans la chapelle est
conservée une colonne romaine en grès qui provient des environs immédiats.
L'hébergement de Pruniers est cité en 1290, lorsque Egide de Villemort
procède à un échange avec Jean Merlin. L’édifice se présentait dans son état
primitif comme une forteresse avec donjon central et cour délimités par des
fortifications parés aux angles de tourelles pleines. En 1323, la seigneurie
est placée sous l'autorité de Pierre de La Roche, puis en 1372 sous celle
des Giliers. En 1579, le château est vendu à François de Fore qui effectue
des travaux. Il échoit par héritage en 1717 à Charles de Moussy, issu d'une
grande famille de seigneurs de la région, la famille de Moussy de la
Contour. Au XIXe siècle, le château revient aux Aymer de la Chevalerie puis
à la famille du Hays, toujours par héritage. Il est vendu en 1969 aux
propriétaires actuels. Le château, alors très dégradé, est relevé de ses
ruines au cours de années 1970; la toiture et les planchers sont
complètement refaits.
Sis sur un coteau, le château s'élève à quelques mètres de la Gartempe qu'il
surplombe. De plan régulier, il est flanqué de quatre tourelles en
hors-œuvre avec toit en poivrière. Les murs, en moellon, sont enduits
partiellement. La toiture, couverte en tuile plate, se divise en trois
parties: deux toitures à longs pans avec croupes sont disposées
parallèlement au nord et au sud de l'édifice, tandis qu’un autre toit à
longs pans s'intercale entre les deux perpendiculairement. Des lucarnes ont
été ajourées lors de la restauration des années 1970. L'élévation nord est
percée de l'entrée principale, dans sa partie droite. Celle-ci est surmontée
d'un tympan en arc brisé, qui reçoit un blason réemployé. A sa gauche, au
rez-de-chaussée, se trouve une petite fenêtre. Une plus grande croisée en
bois apparaît au premier étage. L'élévation orientale est celle qui compte
le plus d'ouvertures: quatre baies au rez-de-chaussée, trois aux premier et
deuxième étages. La première travée est légèrement excentrée. L'élévation
sud est presque aveugle; elle ne comporte qu'une archère, peu visible, dans
la partie droite. L'élévation ouest, enfin, comporte une travée de deux
ouvertures, excentrée sur la droite. Le pigeonnier se trouve au sud du
château. De plan circulaire, il est construit en moellons. Un bandeau se
trouve au 7/8e de l'élévation. 1024 boulins ont été percés à l'intérieur; ce
nombre correspond à la surface du domaine foncier de l'ancien seigneur de
Pruniers. Il a perdu sa couverture. (1)
Éléments protégés MH: les façades et les toitures du château ; les restes
du pigeonnier : inscription par arrêté du 18 avril 1973.
château de Pruniers 86500 Pindray, tél. 05 49 91 24 11, ouvert au public en
juin et juillet de 14h30 à 18h30 sauf le mardi.
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