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Le parc dans lequel prend place La maison Blanche est
planté de nombreux arbres anciens, mais il est probablement postérieur à la
fonction agricole du lieu. De part son emplacement, assez éloigné de la
ville médiévale et même des faubourgs, et certaines particularités
architecturales, cet édifice requiert bien le statut de manoir. L'histoire
du manoir est mal connue. Il date probablement du XVIe siècle, mais a été
remanié à plusieurs reprises. Le logis manorial est largement restauré et sa
distribution primitive a disparu. D'autres bâtiments d'habitation lui ont
été accolés à une époque indéterminée. Les bâtiments d'habitation et
d'exploitation prennent place de part et d'autre d'une cour: à l'est le
logis, et à l'ouest, les communs. Le portail d'entrée bâti entre les
bâtiments d'habitation et ceux d'exploitation marque l'emplacement de
l'accès primitif qui se faisait donc par la cour. Malgré son très mauvais
état de conservation, il présente encore une entrée charretière et une
entrée piétonne. Des vestiges de bossages encore lisibles par endroit
orientent sa datation vers le XVIIe siècle. Le logis manorial est édifié en
moellon de tuffeau crépi et couvert d'ardoises. La pierre de taille a été
réservée aux encadrements des baies et aux lucarnes.
Côté cour, quatre baies et deux lucarnes parfaitement superposées sur deux
travées ouvrent la façade de la demeure au rez-de-chaussée, au premier étage
et dans le comble aménagé. Les allèges ornées de panneaux accentuent encore
davantage l'ordonnance de la façade. Les baies présentent un décor
renaissant constitué de pilastres couronnés par des chapiteaux à rinceaux et
volutes aux angles. L'encadrement de la baie est sobrement mouluré de
quart-de-rond, baguettes, liserés et gorges. Une agrafe marque le centre du
linteau de la baie. Les lucarnes semblent prendre pour modèle celles de la
surélévation par François Ier du nouveau logis de Charles VIII sur les
jardins au château. Ainsi les gables en trapèze curvilignes sommés de petits
frontons cantonnés de pinacles s'appuient ici directement sur la corniche du
toit. La partie inférieure des gables est percée par la baie. Le tympan est
d'ailleurs orné d'un F. Côté parc, la façade est plus sobre et seules les
deux demi-croisées de l'étage sont d'origine. Le pignon est bordé d'une cape
à la française. Une tourelle d'escalier d'origine, en pan de bois,
renfermant une vis dont le noyau tors inclut une main courante, dessert
l'ensemble de l'édifice, du rez-de-chaussée au comble.
L'ensemble de l'édifice est très restauré mais il est toutefois possible que
les marches soient celles d'origine. Dans les étages, des vestiges du XVIe
siècle demeurent ça et là: des volets intérieurs à panneaux, ou les
targettes de ces volets. Ces targettes ferment des volets intérieurs: malgré
les vis qui les fixent, il y a tout lieu de croire qu'elles ont été remises
en place mais qu'elles n'ont pas été rapportées. Elles présentent un profil
ovale, avec une découpe en demi-lune semblable aux targettes du logis des
Pages. Un fragment de colonne, pouvant constituer une base ou un chapiteau
d'ordre dorique, a été retrouvé dans les décombres d'une cave. Taillé dans
un calcaire coquillier assez dur, il ne présente pas d'élément de datation.
Il pourrait aussi bien dater de l'époque antique que de la seconde moitié du
XVIe siècle, comme le reste de la demeure. La charpente à chevrons formant
fermes est en partie masquée par l'isolation. Les bois de quartier semblent
de bonne qualité. Il s'agit d'une charpente à fermes maîtresses et fermes
secondaires disposant d'un faîtage et d'un sous-faîtage dont la cohérence
est assurée par des croix de saint-André. Le sous-faîtage repose sur les
faux-entraits auxquels il est lié par des doubles queues d'aronde. Seules
les fermes maîtresses disposent d'un poinçon enfourchant le faux-entrait,
lui-même enfourché par la poutre faîtière. Dans le prolongement du logis
manorial, se tiennent d'autres bâtiments d'habitation ajoutés
postérieurement. En face, à l'ouest, les bâtiments d'exploitation ont quant
à eux été construits sur des caves voûtées, qui pourraient dater de l'époque
médiévale. Ils sont construits en pan-de-bois, brique et tuffeau. Leur
couverture est en tuile plate. Les charpentes à fermes et à pannes
manifestent de nombreuses reprises. (1)
manoir de La maison Blanche, 18 Rue de l'Epinetterie, 37400 Amboise, tel.
06 88 89 33 66, propose la location de chambres d'hôtes.
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