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Les premières mentions connues du domaine remontent au
début du XVe siècle: en 1415 et 1427, le seigneur Antoine de Longueval prête
hommage au vicomte de Turenne pour le mas d’Espaliou, paroisse de Calviac.
Il ne subsiste aucun vestige visible d’une résidence seigneuriale datant de
cette période. Le manoir actuel est construit en 1619, d’après les dates
inscrites sur le linteau d’une ancienne croisée et sur l’arc de la cheminée.
Un linteau millésimé 1600 est remployé dans la cheminée du four à pain, mais
sa provenance est inconnue. Le manoir a fait l’objet d’importantes
transformations qui ont toutefois épargné la tour d’escalier en vis. Le
corps de logis a, lui, été partiellement reconstruit au XVIIIe ou au début
du XIXe siècle, comme en témoigne une photographie ancienne qui révèle la
présence de baies rectangulaires, d’un toit de lauzes en pente raide et
d’une souche en pierre de taille attribuables à cette période. La structure
a été rehaussée d’un comble à surcroît et percées de nouvelles baies au
milieu du XXe siècle. A l’exception de la porcherie, construite dans le
deuxième quart ou au milieu du XXe siècle, les dépendances agricoles
figurent avec leur emprise actuelle sur le plan cadastral de 1826. La
grange-étable semble dater pour une large part du début du XIXe siècle, si
l’on en croît le millésime 1813 porté sur l’arc de la porte d’étable qui est
en place dans le mur-pignon nord-ouest. Les reprises de maçonnerie et la
présence de baies plus récentes, à encadrement de brique ou de béton,
signalent une reconstruction partielle vers le milieu du XXe siècle (partie
sud-est et comble à surcroît). Plusieurs éléments de baies moulurées, datant
du XVIIe siècle et provenant sans doute de l’ancien manoir, sont remployés
au sein des parties reprises. Le fournil a probablement été bâti au XVIIIe
siècle, au regard du mode de mise en œuvre de la souche et de la cheminée du
four. Les ouvertures de la façade ouest et la toiture ont toutefois été
modifiées par la suite. Les loges à cochon accolées à la façade nord du
fournil ont été construites au XIXe siècle à l’emplacement d’une petite
annexe préexistante. Composée du manoir et de plusieurs dépendances
agricoles, la propriété présente un bâti compact réparti autour d’une cour
centrale. Elle dispose d’une fontaine située sur la bordure sud de la cour.
Les différents bâtiments sont construits en moellons bruts de granite, avec
des chaînes d'angle et des encadrements de baies en pierre de taille de
granite. Les percements plus récents (milieu XXe siècle) se signalent par
l’emploi du béton. La demeure comporte un corps de logis de plan
rectangulaire à un étage carré surmonté d’un comble à surcroît, une tour
d'escalier hors-oeuvre en façade principale et un petit corps de bâtiment
quadrangulaire en façade postérieure (ancienne souillarde). La tour
circulaire a conservé ses ouvertures et dispositions du XVIIe siècle : porte
d’entrée à décor de pilastres, de gâble et de pinacles à boule ; canonnières
et jours chanfreinés visibles sur quatre niveaux ; vestiges d’une bretèche
surplombant la porte. Elle est encore coiffée d’une toiture conique en
lauzes de schiste. Le corps de logis a été dénaturé par plusieurs campagnes
de travaux successives, dont résulte notamment la façade principale à quatre
travées de baies en pierre de taille et béton (organisation symétrique de
type ternaire à gauche de la tour ; une travée isolée à droite). De l’état
initial subsistent une partie des maçonneries, percées d’un jour à
ébrasement dans l’actuelle cave et de portes à linteau ouvrant sur la tour
d’escalier (moulures en chanfrein, doucine, accolade et congés biais), ainsi
que la cheminée à arc segmentaire du rez-de-chaussée (moulure en
quart-de-rond, écu chantourné, corniche fragmentaire). Le comble rehaussé a
reçu une toiture à longs pans et croupes en tuiles plates mécaniques. La
grange-étable présente une structure en superposition, de type auvergnat.
L’étable à vaches forme un étage de soubassement accessible depuis la cour,
tandis que le comble très élevé à usage de grange-fenil ouvre de plain-pied
sur une parcelle agricole. Une porte d’étable à arc segmentaire, millésimée
1813, est en place dans le mur-pignon nord-ouest. Disposé au centre du mur
gouttereau sud-ouest, le porche à linteau en bois de la grange-fenil a sans
doute été remonté ou remanié. Une porte chanfreinée est percée sous un arc
de décharge au premier niveau du mur-pignon sud-est. Les autres ouvertures
(porte bâtarde, portes piétonnes, baie fenière, jours à encadrement de
brique, porte charretière en mur-pignon) sont des percements plus récents.
Plusieurs remplois du XVIIe siècle ou antérieurs se signalent par des
moulures en chanfrein, en quart-de-rond ou en accolade. Le comble à surcroît
partiellement reconstruit est couvert de longs pans et de demi-croupes en
ardoise (four couvert de tuiles creuses). Le fournil conserve son four
quadrangulaire, sa cheminée à linteau sur corbeaux ou coussinets en
quart-de-rond et sa souche de cheminée en pierre de taille. Il est rehaussé
d’un comble à surcroît couvert de longs pans en tuiles plates mécaniques. La
façade nord est flanquée d’une petite dépendance allongée abritant des loges
à cochon (toit en tuiles plates mécaniques). Une porcherie plus récente,
surmontée d’un comble à surcroît servant au stockage (foin, bois, outils),
est située au sud-ouest du logis (toiture en tuiles plates mécaniques,
portes et fenêtres en béton). (1)
manoir d'Espalieu,D3, 46190 Sousceyrac-en-Quercy, propriété privée, ne se
visite pas.
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