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Château de Budos
 
 

            C'est en 1273 que le premier seigneur de Budos, Géraud de Budos, rend hommage au roi d'Angleterre. Raymond de Budos lui succède, Raymond avait épousé Jeanne de Got, sœur du Pape Clément V. Son fils, Raymond-Guillaume, baron de Budos, était grâce à l'autorité de son oncle, gouverneur d'Avignon. Trouvant sa demeure trop peu importante, il demanda à Édouard I d'Angleterre l'autorisation de la créneler, de l'entourer de murs, de tours et de fossés. Par respect pour le pape, le roi accéda à la demande qui lui était présentée, et son successeur, Édouard II, lui octroya la haute et basse justice avec tous les droits royaux dans la paroisse de Budos. Le sire de Budos acquit aussi d'autres seigneuries, entre autres celle de la Motte d'Ayran et la baronnie de Portes-Bertrand en Vivarais. Il mourut, laissant ces biens à son fils, André, qui prit parti pour les Anglais. Ce dernier abandonna aux Français les terres que ceux-ci lui confisquaient, compensant ces pertes par de nouvelles acquisitions. Il mourut à son tour, laissant une nombreuse lignée de vingt-deux enfants mâles. Son héritier, Thibaut, rend hommage au Prince de Galles, en 1463, dans la cathédrale de Bordeaux, mais, en 1377, il cédait aux troupes de Du Gueselin et du que d'Anjou et passait dans le parti français. Pendant ce temps, Richard II d'Angleterre confisquant Budos, donnait la seigneurie de son sujet rebelle à Jean de Straton. André de Budos, fils de Thibaut, animé des sentiments les plus cordiaux pour la France, guerroyait avec une telle ardeur qu'il méritait d'être surnommé le Fléau des Anglais malgré la perte de ses biens. En effet, les Bordelais, pressés par Henri V d'Angleterre de faire le siège de quelques châteaux qui tenaient pour les Français, firent avancer leurs milices, commandées par Vigoros Estèbe, vaillant capitaine et habile homme de guerre. Menant de Fabars était à la tête des troupes anglaises.
Pour mieux réduire la forteresse, on avait décidé de se servir de la grande bombarde qui lançait des boulets de pierre de cinq quintaux, engin de guerre assez imposant pour l'époque et d'y joindre deux canons plus petits. Un gabarier devait amener cette artillerie jusque sous les murs de Pudos en remontant la Garonne, puis le Ciron. Mais André de Budos, effrayé, céda; il livra son château et donna son fils en otage. Les Bordelais en furent pour leurs préparatifs de siège. Le roi d'Angleterre prit alors possession du château de Budos et le concéda au duc de Glocester, vers 1433, puis à François de Montferrand, en 1440. Après a conquête de la Guyenne, Thibaut, fils d'André de Budos, rentra dans le château de ses pères. Il devint, sous Louis XI, capitaine de deux compagnies, puis maître-d'hôtel et chambellan de Charles VIII. Son fils, Jean, se distingua au siège de Perpignan et guerroya en Italie avec François Ier. Jacques de Budos, son héritier, se bat en Italie sous Henri II, et Charles IX lui confie le commandement de plusieurs places fortes. Sa fille, " la plus elle et la plus accomplie dame de son siècle" épouse le maréchal, puis connétable de Montmorency. En 1571, Jacques de Budos vendait le château de Budos à Raymond de la Roque pour 30.00 livres. Pendant les guerres de religion, il fut bien gardé et demeura aux catholiques, mais lors de la Fronde, le sieur de Lasserre, capitaine de cavalerie, qui bataillait contre les soldats du Parlement, s'empara, en 1652, du château de Budos qu'il saccagea. M. de Balthazar, lieutenant-général des armées du prince de Condé, envoya quelques troupes contre lui qui le firent prisonnier. Depuis cette époque jusqu'à la Révolution, Budos demeura dans la famille de La Roque, connue dès le commencement du XIVe siècle et qui tirait son nom du bourg de La Roque situé au nord-est de Cadillac. Le dernier baron de Budos, avant la Révolution, fut Charles-Armand de Laroque, qui était aussi baron de Montferrand et, en cette dernière qualité, premier baron de Guyenne. Actuellement le comte de Beauregard est propriétaire du vieux château.
Ce qui reste aujourd'hui de l'habitation de tant de nobles seigneurs offre un aspect bien dévasté, maïs rempli de détails du plus haut intérêt. Le plan du château à la forme d'un vaste quadrilatère flanqué à chaque point cardinal d'une tour fort élevée, portant les boulins des hourds et percée de meurtrières cruciformes. Trois de ces tours sont rondes: celle de l'ouest, qui fut un colombier, est octogonale. Au milieu de la Façade sud-est se dresse une autre tour carrée sous laquelle s'ouvre la porte d'entrée. Cet ensemble est bordé de braies très apparentes, puis d'un large fossé dont les lignes reproduisent celles des remparts. La plus curieuse partie de cette forteresse est la porte d'entrée, relativement bien conservée. Tout d'abord, au bord de la grande route, on remarque les murs démolis d'une petite tour carrée, jadis fortifiée, placée à l'extrémité d'une barbacane aujourd'hui disparue. De e point à la porte d'entrée de la façade sud-est s'allongeait un couloir entre deux murs dont il ne reste plus que les fondations. L'axe de ce passage était en oblique par rapport à la façade du château. A son extrémité se présentait le fossé que l'on franchissait au moyen d'un pont-levis, remplacé plus tard par le pont de pierre que nous voyons maintenant. De ce pont-levis, il demeure, dans Le haut du pied droit de la porte d'entrée, les deux pierres échancrées formant les coussinet sur lesquelles reposaient les tourillons de son tablier. Le seuil franchi, un assommoir pouvait arrêté l'envahisseur. Des soldats, postés dans un chemin de ronde crénelé qui enveloppe la tour à la hauteur du sommet des courtines assuraient le service de ce moyen de défense. Une herse venait ensuite, puis une porte consolidée par des barres qui s'enfonçaient dans des trous, de niveau inégal, creusés dans les murs latéraux. On se trouvait ensuite dans une sorte de vestibule voûté en ogive. À droite et à gauche, des meurtrières à ouverture cruciforme défendaient les fossés. Tout contre, deux petites portes ogivales permettaient aux hommes de garde de passer sur les braies. Avant et après ces ouvertures on observe les traces de rainures et de trous carrés, seuls restes des deux dernières portes. Au-dessus de ce rez-de-chaussée s'élèvent trois étages: le premier servait d'arsenal, les deux autres, munis de meurtrières, constituaient des postes retranchés d'utile défense. Une fois qu'on est rentré dans la cour, la végétation variée qui s'y presse semble vouloir arrêter le visiteur et lui dérober la vue de ces murs délabrés...

Éléments protégés MH : l'ensemble des ruines et le sous-sol sur lequel elles sont implantées (lieu dit le Château) : inscription par arrêté du 16 mars 1988.

château de Budos 33720 Budos, tél. 05 56 62 51 64, ouvert au public, visites et dégustation du lundi au samedi de 8h à 12h et de14h à 19h dimanches et jours férié de 9h à 12h.

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(1)    Texte de loi sur le droit à l'image des biens (photos)

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