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Château Margaux
 
 

   Le château Margaux est attesté dès le XIVe siècle, époque à laquelle il porte le nom de château La Mothe. Il appartient alors aux seigneurs d'Albret puis passe aux mains de la famille de Montferrand. La seigneurie passe par mariage à Jean de Durfort, seigneur de Duras, Blanquefort et Villandraut. Jean de Gimel, bourgeois et négociant de Bordeaux, achète le bien à Thomas de Durfort le 12 février 1481, et le transmet à sa fille, épouse de Jean de Lory, écuyer, prévôt des ouvriers monnayeurs de la ville de Bordeaux. C’est à leur fils qu’Olive de Lestonnac achète en 1610 la maison noble de La Mothe. Elle parachève ainsi le rassemblement de parcelles entamé dans la seconde moitié du XVIe siècle par son père, Pierre de Lestonnac, à Margaux. Mariée successivement à un conseiller du Roi au Grand Conseil, à un président à mortier au Parlement de Bordeaux, et finalement au Premier Président de la cour, Marc-Antoine de Gourgues, elle engage à Margaux des travaux d’embellissement du château en 1618-1619. Le chantier est renseigné grâce aux contrats passés avec les différents artisans conservés dans le fonds du notaire bordelais Laurent Papin. Il est manifestement supervisé par le maître architecte Gilles (ou Gilbert) Favereau. Le corps de logis central est complété de deux pavillons carrés couverts d’ardoise. Un portail monumental portant les armoiries de la famille est édifié. En 1620, un jardin vient parfaire l’ensemble. A sa mort en 1652, le domaine revient à son cousin Pierre de Lestonnac, puis dès 1653, au fils de ce dernier Jean-Denis d’Aulède de Lestonnac. En 1682, sa fille épouse le comte de Fumel. Le château reste dans cette famille jusqu'en 1768 puis par alliance passe à la famille d'Argicourt. Une carte du cours de la Garonne datée 1759 montre un bâtiment de plan carré entouré de fossés en eau et de jardins. De cet ensemble seul le vivier semble être aujourd'hui conservé. Un procès verbal d'estimation du domaine réalisé en mai 1796 décrit l'ancien château comme "la maison du cultivateur composée d'un bâtiment à double corps de logis, à deux étages élevés, deux pavillons aux angles, entouré de fossés en bon état". Le domaine est saisi par l’État à la Révolution puis racheté par Laure de Fumel en 1795.
En 1802, la terre est vendue à Bertrand Douat, marquis de la Colonilla, qui fait raser l'ancien château fort et construire l'actuel château par l'architecte Louis Combes. Ce dernier réalise plusieurs projets : l'un d'eux prévoyait un corps de logis plus vaste avec deux pavillons couverts de toits brisés. Le fronton triangulaire devait porter un décor sculpté avec des putti. Les plans en élévation des façades du projet réalisé présentent toutefois quelques variantes avec le résultat final : Combes fait figurer au sommet de la toiture à croupes un édicule et la façade postérieure n'est pas dotée de l'escalier en fer à cheval. Des projets de colombier et de volière ainsi qu'une porte d'entrée du domaine n'ont, semble-t-il, jamais été réalisés. Un plan daté 1816 montre que les constructions sont à cette époque terminées. Le château est alors entouré d'un vaste parc conçu par le pépiniériste Toussaint-Yves Catros, avec à l'est un jardin à l'anglaise avec des allées sinueuses et à l'ouest un parc boisé s'organisant autour d'une allée centrale et d'allées en diagonales. Il est complété par un jardin ceint d'un mur qui constituait peut-être le potager et le verger. A la mort du marquis de La Colonilla, en 1816, ses enfants conservent le château puis le vendent à Alexandre-Marie Aguado, banquier d'origine espagnole, marquis de Las Marismas. C'est certainement lui qui termine l'aménagement et la décoration intérieurs du château. En 1879, le château est vendu au comte Pillet-Will puis son gendre le duc de la Trémoille lui succède. En 1925, le domaine est acquis par une Société civile administrée par Pierre Ginestet. En 1937, le parc boisé est conservé, des allées supplémentaires sont prévues avec un puits artésien. Depuis 1977, la famille Mentzelopoulos est propriétaire de l'ensemble. C'est à cette époque que la décoration intérieure est modifiée par le décorateur Henri Samuel et que le parc est réaménagé. En 2012, des travaux ont mis au jour l'ancienne orangerie du XVIIIe siècle, transformée en chais dès le début du XIXe siècle. Une pierre porte la date 1765. Depuis 2013, la construction de nouveaux espaces et d'importants réaménagements ont été engagés.
Le domaine est composé du château entouré d'un parc et accompagné à l'est des bâtiments de vinification et à l'ouest d'une cour dite des artisans. Le village des vignerons, avec un alignement de logements, complète l'ensemble. On accède au château par une allée bordée de platanes et une grille qui sépare nettement le logis des bâtiments de dépendances qui l'entourent. La demeure est composée d'un étage de soubassement, d'un rez-de-chaussée surélevé, d'un étage carré et d'un étage en surcroît, le tout couvert d'un toit à croupes en ardoise. La façade principale (sud) compte neuf travées, les trois centrales étant séparées par des pilastres à chapiteaux ioniques et précédées d'un péristyle avec plafond à caissons sculptés et à colonnes ioniques, soutenant un fronton triangulaire à modillons. On accède au rez-de-chaussée surélevé par un escalier droit en pierre sous lequel est ménagé un passage permettant d'entrer dans les espaces de service situés en soubassement. Ce niveau est traité en bossage continu et séparé du rez-de-chaussée surélevé par un larmier. Une imposante corniche à modillons délimite, quant à elle, l'étage carré de l'étage en surcroît et s'aligne sur la base du fronton central également à modillons. Les baies sont à linteau droit exceptées les trois portes centrales en plein-cintre du rez-de-chaussée. A ce niveau les fenêtres sont surmontées d'une corniche ; à l'étage, elles sont dotées d'appuis saillants. La façade postérieure (nord), sur jardin, se distingue de la façade principale par l'absence de portique : les trois travées centrales sont ici surmontées d'un entablement, couronné d'un garde-corps et supporté par des pilastres à chapiteaux ioniques. L'escalier diffère également : le rez-de-chaussée surélevé est accessible par un escalier en fer à cheval à une volée avec terrasse à balustrade. Les façades latérales sont organisées selon cinq travées et reprennent le même traitement que les façades principale et postérieure.
A l'intérieur, un vaste vestibule donne accès à un salon, une bibliothèque, une salle à manger, ainsi qu'au bureau de direction du domaine. L'escalier, décentré, donne accès aux étages composés d'un salon distribuant quatre chambres. Le niveau de soubassement abrite une cuisine et d'autres espaces de service. Le château est entouré d'un parc avec au nord et à l'est les vestiges de l'ancien vivier qui ont été intégrés dans un jardin à l'anglaise avec allées, pièces d'eau et île artificielle. Au-delà du vivier, au nord, se trouve le bâtiment de l'orangerie, utilisé pendant un temps comme chais et espace de stockage et aujourd'hui restauré. A l'ouest du château, un parc boisé conserve encore les vestiges des allées, du puits artésien et des fossés de circulation d'eau alimentant le vivier. L'espace qui a peut-être constitué le potager et le verger du château est actuellement planté de vignes. S'y trouvent trois édicules en pierre de taille : les deux de plan carré situés aux extrémités sont à usage de resserres tandis que l'édicule central abrite un puits et constitue le nœud du réseau d'eau qui alimentait le château.

Éléments protégés MH : l'ensemble des façades et des toitures du château Margaux et des communs : classement par arrêté du 5 juillet 1965.

château Margaux 33460 Margaux, tel. 05 57 88 83 83, propriété viticole, visites des chais sur rendez-vous, dégustation réservée uniquement aux professionnels...

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