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Le château de Combret appartenait aux
XIIIe et XIVe siècle au seigneur de Beaucaire, celui-ci en faisant hommage à
l'évêque de Rodez. Du XIIIe siècle subsistent un logis de plan allongé
partiellement conservé et la tour de plan carré. Aux XVIe et XVIIe siècles
le château appartint successivement à deux familles du patriciat ruthénois,
les Caulet et les Tullier. La première est issue de la bourgeoisie
commerçante de Rodez, la seconde de la noblesse de chevalerie ; au début du
XVIIe siècle, elles sont toutes deux représentantes de la nouvelle noblesse
de robe. Les Caulet dans la seconde moitié du XVIe siècle et au début du
XVIIe siècle, puis les Tullier en suivant, feront du château médiéval de
Combret une demeure aux champs dans laquelle les exploitations agricoles,
notamment la viticulture, garderont une place considérable. D'importants
remaniements mettent la demeure au goût du jour au milieu du XVIe siècle. A
la fin du XVIIIe siècle, Jean Hilarion Viguier de Grun acquiert le château.
C'est certainement lui qui procède à une nouvelle transformation de
l'édifice, consistant en l'arasement de sa tour centrale et sans doute la
surélévation du corps de logis principal. Au début du XXe siècle, alors que
le château de Combret est passé par mariage cette fois dans la famille d'Yzarn
Freissinet de Valady, seul l'aspect de villégiature est conservé de
l'ancienne maison aux champs, celle-ci ayant perdu totalement ses fonctions
agricoles.
Bâti principalement en grès rouge, matériau caractéristique du vallon de
Marcillac, et couvert de schiste, le château de Combret présente un plan
allongé flanqué d'une tour à l'angle nord-est. Il est édifié à l'ouest de la
parcelle principale de la propriété. Celle-ci est délimitée par un mur
d'enceinte qui la sépare du village au sud et de l'église à l'est. Si une
grange a disparu, une autre dépendance a été conservée au nord de la
propriété, au pied d'une colline où l'on devine encore l'alignement des
vignes. Autre structure conservée, plus directement liée au corps de logis,
la terrasse. Elle permettait de jouir de la vue sur les terres, jardins et
vignes, que comptait la propriété aux Temps modernes. Les vestiges
d'anciennes fenêtres simples ou géminées, couvertes par des arcs en
plein-cintre, apparaissent sur le corps de logis comme sur la tour. Les
fenêtres à croisées et à demi-croisées qui ouvrent le logis caractérisent le
principal état du château tel qu'il apparaît aujourd'hui, autrement dit son
état à la Renaissance et à l'âge classique. Un escalier dans oeuvre, rampe
sur rampe, assure la distribution du corps de logis principal, tandis qu'un
escalier en vis distribue la tour. Le décor extérieur s'applique
principalement aux ouvertures. La porte centrale du corps de logis est
particulièrement remarquable, surmontée d'une plaque sculptée à décor
figuré. D'autres morceaux d'architecture se distinguent, tels la trompe
soutenant l'échauguette, ornée d'un cuir formant une tête de bélier, le
portail par un sobre décor d'architecture, et la terrasse, dont les
balustres sont ornés d'un monogramme ou d'un motif héraldique. A
l'intérieur, les cheminées doriques et celles aux formes plus classiques,
ornées de volutes, constituent le principal attrait ornemental. La cage
d'escalier est agrémentée d'un sobre décor d'architecture, composé de
colonnes engagées, de corps de moulures et de modillons à volutes.
Au-dessus de la porte d'entrée principale, une plaque sculptée, flanquée de
deux volutes, est ornée d'un médaillon entouré de guirlandes de feuillages
de chênes et d'olivier et surmonté d'une tête de femme. Mythologiques ou
symboliques, les interprétations des feuillages de chêne et d'olivier, de la
tête de femme coiffée de cornes et ailée, renvoient aux idées de justice,
d'ordre et de sagesse, valeurs morales particulièrement répandues aux XVIe
et XVIIe siècles. Ces symboles semblent étroitement liés à l'un des
commanditaires Jean-Jacques Caulet ou Jean de Tullier, tous deux hommes de
justice. Une tête de bélier, sculptée sur la trompe de l'échauguette,
pourrait renvoyer à une interprétation symbolique semblable. Les blasons
sculptés sur des plaques de la balustrade de la terrasse semblent également
renvoyer à l'un des propriétaires. Sur l'un sont sculptées les lettres M et
V entrelacées, sur l'autre une main senestrochère entourée de flammes.
Armoiries non identifiées sur une pierre déposée : de ... à l'arbre de ...
supporté à senestre d'un lion (?) de ..., surmonté d'un heaume plumé.
château de Combret 12330 Nauviale, propriété privée, ne se visite pas,
visible de l'extérieur.
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