châteaux de France
       Accueil        châteaux Val de Loire        châteaux pour réceptions        châteaux à l'abandon        Contact        Liens
 
 
 
Château de la Roche à Guerlédan
 
 

       Le château de la Roche Guéhennec ou Roche-Guéhenneuc a été construit au XIIIe siècle ou XIVe siècle, afin de commander la vallée du Poulancre. C’était le siège d’un fief important, avec haute et basse justice, dont il est question dans les archives à partir du XIVe siècle. Il résulte du démembrement, au XIIe siècle, de la seigneurie de Mûr en deux grandes seigneuries : la seigneurie de Launay-Mur et la seigneurie de la Roche-Guéhennec. Nous trouvons successivement Budic, comte de Cornouaille au Xe siècle qui possède les terres de Mur dont celles de la Roche Guehennec, Guethneuc, vicomte de Poher, Rivallon, vicomte de Poher en 1045, fils ou petit-fils de Guehennec, rivallon, seigneur de Mur. Eudon de Mur épouse une fille de Rivallon en 1161. Cadoret de Mur partage la seigneurie de Mur au XIIe siècle avec Constance de Bretagne descendante de la branche aînée de Cornouaille. Apparition des seigneuries de Launay-Mûr et de la Roche-Guéhennec. Garcis de Mur, son fils, épouse en 1257, Beatrix de Rostrenen. Joachim de Mur épouse Olive du Perier. Leur fille unique fait passer la seigneurie de la Roche-Guéhennec dans la famille Boscher qui prit les armes de Mur, d’azur à la croix engrêlée d’or en y ajoutant pour brisure une bande de gueules. Construction du château actuel dans la deuxième moitié du XIIIe siècle ou dans la première moitié du XIVe siècle.

Vente de la seigneurie importante de la Roche Guehennec, pour cent francs or en 1377 par Guyon Boscher à Jehan du Fou, baron de Pirmil et de Noyen et autres lieux. Du 7 février 1377, contrat d’acquêts du veslin de la terre et seigneurie de La Roche Guehennec par Jehan du Fou, acquereur pour cent francs d’or, de Guyon Boscher, vendeur. Les du Fou conservent la seigneurie jusqu’en 1584, date à laquelle Suzanne du Fou, fille unique de Jean, baron de Pirmil et de Jeanne de Maille, épouse Georges de Kerveno, baron de Kerveno et de Baud. Leur petite-fille, Charlotte épouse Louis de Bourbon, marquis de Malauze. Leur fils Henri sans enfant transmet le château et la seigneurie de la Roche Guehennec à son neveu, François Louis de Ranconnet, marquis d’Escoire. La Roche changea donc de mains une fois de plus, mais les du Fou semblent toujours y habiter : Haut et puissant Messire Hervé du Fou, baron de Noyan, Seigneur de la Fouriele, Pirmil, Bézidel et de la Roche Guéhenec, décédé et inhumé dans l’église paroissiale de Mur dans sa tombe. Hervé du Fou, baron de Noian, de la Roche, Bézidel, fuse inhumé a Mûr le 6 octobre 1655. Sa sœur, Catherine du Fou, épouse de Jean du Quellenec, écuyer, seigneur de Kergo, décéda à La Roche-Guéhenneuc le 7 février 1657 et fut inhumée en l’église paroissiale de Mûr. En 1667, Louis de Rançonnet se mit en possession de La Roche-Guéhenneuc, après la mort du marquis de Malauze, et prit le titre de comte de Noyan sans être propriétaire de la seigneurie.

Le 2 septembre 1682, le Parlement de Bretagne rendit un arrêt par lequel François-Louis de Rançonnet fut maintenu dans la pleine propriété de la terre de La Roche-Guéhenneuc, comme héritier principal d’Henri de Bourbon-Malauze, en la ligne des du Fou. Malgré toutes leurs protestations, les descendants des du Fou ne purent faire prévaloir leurs droits contre les neveux de Catherine de Lannoy qui conservèrent une centaine d’années les seigneuries du Maine. Le procès pour cette succession aura duré le même temps pour prendre fin en 1702. Son fils, Antoine René, comte de Noyan va reconstituer la seigneurie de l’ancienne maison de Mur en achetant les seigneuries de Launay-Mur, Coëtuhan-Mur, de Coët-Mur et de Botrain. La seigneurie de la Roche Guehennec possédait droit de Haute et Basse Justice. Son tribunal pouvait prononcer la peine de mort. Il la prononcera une fois au XVIIIe siècle contre un assassin. Sa décision fut confirmée, en appel par le Parlement de Bretagne et le condamné fut exécuté à Rennes en octobre 1782. A la suite de la Révolution, Luc François Le Cerf achète, en 1815, les terres, le château et les dépendances immédiates de la Roche Guehennec restent aux héritiers du comte de Noyan, les Euzenou de Kersalaün puis à la famille des Guillo-Lohan. En 1906, Mme Jean Baptiste du Couédic du Cosquer, née Louise Marie Désirée Guillo-Lohan, mourut sans descendance. sa propriété de la Roche Guehennec passa à son petit-neveu Alain Arthur Marie Collin de la Bellière.

Il apparaît qu’à l’origine, il s’agissait d’un logis à deux pièces au rez-de-chaussée. À ce jour, il reste la grande salle seigneuriale, la partie comprenant, probablement, la cuisine ou cellier ayant disparu à une époque indéterminée. Il comporte deux niveaux sous comble. Cette grande salle possède des dimensions exceptionnelles. Elle possède une cheminée monumentale située sur le mur gouttereau postérieur, face à l’entrée, qui présente la caractéristique des premiers manoirs bretons : la saillie du conduit à l’extérieur du mur. Elle est éclairée par deux baies croisées dont la traverse est à mi-hauteur sans décor, muni dans la partie haute de grilles, pourvues de coussièges importants. Les restes sur place démontrent que le sol était dallé de schiste. Sur le mur pignon sud de la salle s’ouvre un judas à trois mètres du sol. Le château possède deux escaliers, en pierre, dit à la vis de saint gilles dont un dans-œuvre et l’autre en demi-hors-œuvre sur élévation antérieure. Ce dernier est logé dans une tour polygonale et desservait la partie droite (disparue aujourd’hui) et la partie gauche sur deux niveaux. Cette tour atteint des proportions importantes. La tour dit pavillon du XVIIe siècle possède une salle basse sous poutre et une salle haute toutes deux munies de cheminées L’ensemble est complété par des écuries et une grange. Aujourd’hui, Arnaud et Sylvie Colon de Franciosi en ont acquis la propriété avec la ferme intention de rénover cette bâtisse qui a encore fière allure dans son écrin de verdure, malgré les outrages du temps. Ils y ont déjà entamé quelques travaux et sorti de l’ombre des broussailles les écuries et la grange.

château de la Roche 22530 Guerlédan, propriété privée, accueille les amateurs de fest-noz.


Ce site recense tous les châteaux de France, si vous possédez des documents concernant ce château (architecture, historique, photos) ou si vous constatez une erreur, contactez nous.
Licence photo©webmaster B-E, photos ci-dessous interdites à la publication sur Internet, pour un autre usage nous demander.
A voir sur cette page "châteaux des Côtes d'Armor" tous les châteaux recensés à ce jour dans ce département.

 
 
 
 
château de la Roche à Guerlédan  château de la Roche à Guerlédan  château de la Roche à Guerlédan
 
 
 


(1)
    Texte de loi sur le droit à l'image des biens (photos)

Sur ce site, tous les châteaux, châteaux forts, manoirs, maisons-fortes, ruines et vestiges importants, chateau hôtel-restaurant, chateaux avec chambres d'hôtes, gîtes, et les châteaux avec salles pour réceptions, vous trouverez la liste de tous les départements en page d'Accueil, mais également une page réservée aux châteaux à l'abandon, en péril, et les châteaux du val de Loire nous avons recensés aussi les châteaux dans les pays francophones, Suisse, Belgique et Grand Duché du Luxembourg voir châteaux Étrangers, et également les châteaux dans des bourgs classés parmi les plus beaux villages de France.

 
 
(IMH) = château inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument Historique
Nos sources proviennent à 60% de la base Mérimée, culture.gouv.fr/culture/inventaire/patrimoine, que nous remercions vivement
Copyright ©chateauxdefrance@orange.fr     Tous droits réservés.