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En 1090 environ Drogon de Romanèche est
mentionné dans une charte du cartulaire de Vienne. Au XIIe siècle Audemar,
Aimard et Drodon de Romanesches, figurent comme témoins, ce dernier est
qualifié de chevalier dans les cartulaires du Temple de Vaux et de l'Abbaye
de Bonnevaux. Albert de Gumin, damoiseau, rendit hommage lige au dauphin
Humbert le 11 juin 1304 pour sa maison située dans le mandement du château
de "Guare" et pour tout ce qu'il possède dans ce district, acquis de Humbert
de Bocsozel ; il renouvela cet hommage au dauphin Jean, le 18 mai 1308, pour
sa maison forte au lieu dit "le fief de Chaouys" et pour tout ce qu'il
possédait audit mandement, excepté son moulin en la paroisse de sainte
Blandine. Cette première maison forte fut incendiée en 1350 par Louis de la
Palud, qui, à la tête d'une troupe de savoyards, avait envahi La Tour-du-Pin
et incendié les demeures de ses ennemis, Louis de Gumin et Jean Bordet.
Jacques de Gumin, chevalier et Jean, son fils furent autorisés, par lettres
du 20 janvier 1449, à rétablir un étang, propre à contenir du poisson. Parmi
leur descendance on peut noter Antoine de Gumin, damoiseau, seigneur de
Romanèche, chevalier de l'ordre du Roi, qui fut châtelain de La Tour-du-Pin
en 1547 et laissa de Louise de Rochefort une fille, Claudine de Gumin, qui
devint en secondes noces, étant veuve de Guillaume de Vachon, l'épouse du
célèbre Baron des Adrets, François de Beaumont, dont le contrat de mariage
fut passé au château de Romanèche le 26 mars 1544, qui devait devenir le
chef du parti protestant, tandis que son beau-père combattait dans les rangs
du parti catholique. On peut citer encore Jean de Gumin de Romanèche qui fut
l'un des vaillants compagnons d'armes de Bayard. Par acte du 8 septembre
1638, la terre et le château de Romanèche étaient passés aux mains de la
famille de Musy, de La Tour-du-Pin, qui arriva rapidement à une haute
fortune. Pierre de Musy, qui l'acquit, fut Président de la Cour des Aides de
Vienne, puis de la cour souveraine de Bourg en Bresse, enfin Président du
Parlement de Metz, où il mourut en 1699. En 1901, Romanèche appartient
toujours à la famille Muzy par Rosalie Plamée Zoé Muzy, épouse Matagrin.
Vente le 8 septembre 1948 à M. et Mme Guillaud. Isolée de tout habitat, le
château occupe un rebord du plateau dominant la vallée de la Bourbre. Le
site est bien protégé par des abrupts sur les trois côtés sud, est (ruisseau
de la Garenne) et ouest.
L'édifice est constitué d'un corps de logis rectangulaire, sur deux niveaux,
couvert d'un enduit couvrant et percé de nombreuses ouvertures évoquant une
période tardive (XIXe siècle). Sur un angle, le bâtiment est cantonné d'une
grosse tour de plan circulaire. Cette tour s'élève sur quatre niveaux sous
une haute toiture en poivrière. En partie basse, deux fentes de tir à trou
de serrure ouvrent dans une chambre de tir à appui plat. Le rez-de-chaussée
est accessible depuis la cour par une belle porte à encadrement de molasse,
couverte par un arc plein cintre et cantonnée de pilastres plats, portant un
entablement, supportant lui-même une niche carrée (ancienne chapelle).
château de Romanèche 38110 Rochetoirin, propriété privée, ne se visite pas.
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