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Saint-Germain est une
châtellenie qui se trouve sur la rive gauche de la Fare dans une sorte de
gorge naturelle de la rivière. La route principale est celle de la rive
gauche. Pesche affirme que l'église serait implantée à l'emplacement d'un
ancien château. Si c'était le cas, il est possible que ce soit une ancienne
motte fossoyée qui défendent le passage de la rivière. Aujourd'hui aucune
trace de château dans le bourg mais en revanche beaucoup de fiefs et
seigneuries aux abords. Chaque entrée du bourg est gardée par un logis
seigneurial. Sur la rive droite de la Fare et en amont, le château de la
Perrière domine la route de Chenu; face au bourg, le château de la
Guérinière garde la route de Vaas, et enfin, en aval, le logis des Roches
surveille la route de La Chapelle-aux-Choux. Sur la rive gauche, la route de
Villiers-aux-Bouin contourne Chauderue qui domine le bourg puis, à l'ouest
le manoir de La Chaise est blotti le long du chemin de la Porerie.
Individualisée sous l'Ancien Régime, on s'aperçoit qu'au XIXe siècle ces
anciennes seigneuries constituent un vaste domaine appartenant aux Kergu de
Bretagne. Le territoire de la commune comptait 10 fiefs principaux:
Chambon, la Perrière, Étival, les Roches, la Goumnauderie, la Morinette,
Chauderue, la Chaise, Amnon et la Guérinière.
Le château de la Guérinière aurait possédé la seigneurie de la paroisse de
Saint-Germain. Henri Le Vacher, écuyer, seigneur de La Chaise et de
Saint-Germain acquiert la terre de la Guérinnière à Pierre Dreux, conseiller
du roi au parlement de Bretagne, en 1635. En 1812, il appartient à la
famille Kergu de Bretagne. Il est étonnant qu'une demeure aussi importante
soit aussi peu renseignée. Néanmoins, on peut constater l'existence de
portes chanfreinées et de cheminées de la fin du XVe siècle noyées dans un
logis très remanié à la fin du XVIIe siècle. L'aménagement des communs à la
composition ordonnancée peut être de la fin du XVIIIe siècle. Aujourd'hui,
le logis est en ruine. Des quatre tours mentionnées par Pesch, il n'en reste
qu'une. La disposition générale des bâtiments tient compte de la
topographie. L'ensemble de la composition est sur la rive droite de la Fare,
à flanc de coteau. Deux accès sont à noter: l'un depuis la rivière conduit
aux communs, et l'autre depuis la route de Vaas, conduit au château. Les
bâtiments se divisent en deux ensembles distincts: celui de la cour du
château et celui de la cour des communs. Le logis donne sur la vallée et
surplombe un aménagement en terrasse avec un jardin traversé par un chemin
longeant une pièce d'eau allongée, ce qui n'est pas sans rappeler
l'aménagement de la douve basse de la Grifferie à Luché-Pringé. L'espace du
château est aujourd'hui mutilé. Néanmoins on remarque les vestiges d'une
entrée principale couverte d'un fronton. Ce logis abandonné avec son décor
intérieur a peu à peu fondu: vestiges de lambris, de châssis de tableaux ou
de tapisseries, etc. Les communs sont tout à fait originaux et
exceptionnels. Ils sont de style néo-classique et témoignent d'un goût
prononcé pour l'agriculture, œuvre probable d'un physiocrate. (1)
château de la Guérinière 72800 Saint-Germain-d'Arcé, propriété privée,
vestiges visibles de la route.
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