 |
|
Le fief
de Champsavoy est mentionné dès 1346 à la famille Grignard, comme une partie
détachée de l'ancienne seigneurie de Thélosouc, au profit d'un cadet. Il
demeure dans cette famille jusqu'à la Révolution et passe par alliance aux
Bouan du Chef du Bos au début de la Révolution. Le manoir dévasté durant les
guerres de la Ligue fut reconstruit entre la fin du XVIe siècle et le début
du XVIIe siècle. Le journal de François Grignard (1551-1607) publié à la fin
du XIXe siècle fait état des agrandissements et transformations du manoir et
de l'aménagement des abords. Une pierre en forme d'arc surbaissé portant
avec les armes Grignard, la date de 1605, les monogrammes de François
Grignard associé à ceux de Françoise Levesque sa première épouse et de
Rollande de la Bouexière sa deuxième épouse a été retrouvée près du pignon
est. Elle est à rapprocher de la mention du journal selon laquelle François
Grignard fait refaire en 1605 le grand portail de la cour. Le logis actuel
peut remonter à la première moitié du XVIe siècle. Une partie de la façade
arrière actuelle construite en pierre de taille des faluns avec deux
fenêtres superposées chanfreinées et pourvues d'appuis moulurés correspond
peut-être à la façade principale du logis primitif. A cette période se
rattachent deux fenêtres dans la partie ouest de la façade nord, la lucarne
qui les surmonte ainsi que les deux cheminées monumentales conservées au
rez-de-chaussée du logis. L'une à l'est est sculptée des armes d'alliance de
Jean Grignart avec Guillemette de la Provosté qui se marient en 1484. Des
travaux ponctuels sont effectués au cours de la seconde moitié du XVIIe
siècle : un grand fronton armorié est ajouté au centre de la façade. On peut
l'associer soit au mariage de Guy-Henri Grignart avec Marie-Sébastienne de
Begasson le 31 Octobre 1686 ou à celui de René Henri Grignart avec Marie
Judith de Bruslon le 24 février 1716. Le logis n'est plus régulièrement
habité au début du XVIIIe siècle et sert de retenue : un partage successoral
de 1729 décrit l'ensemble des bâtiments. Après la vente de la terre à la
Révolution le logis est réduit à ses dimensions actuelles et plusieurs
bâtiments sont détruits. Le colombier, encore représenté sur le cadastre de
1844, disparaît au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. L'appentis
monté du côté ouest remploie des colonnes provenant du manoir de la Garde en
Evran. Le logis actuel orienté nord-est présente une façade ordonnancée à
trois travées. La travée centrale est ornée d'un fronton triangulaire tandis
que les travées latérales sont ponctuées de lucarnes de style différent qui
témoignent d'aménagements successifs, celle de droite plus ancienne est
décoré au fronton d'une coquille entourée de la cordelière, symbole de
l'ordre fondée par Anne de Bretagne à la mort de Charles VIII. Le corps
principal de logis principal est accolé à l'ouest d'une aile basse en
rez-de-chaussée à laquelle est ajointe une remise sur piliers. Les
maçonneries majoritairement en moellons de granite et de schiste au nord,
présentent au sud une mise en oeuvre en pierre de taille de calcaire
coquillier. Les dépendances au nord de la cour sont construites également de
maçonneries mixtes de schiste et de calcaire coquillier. La grange conserve
une charpente homogène dont l'assemblage témoigne d'un savoir faire
spécifique. Par delà les remaniements de son élévation, elle a conservé sa
charpente d'origine dont presque tous les entraits ont été sciés. Les fermes
sont constituées d'arbalétriers coudés à leur base selon une forme de type "upper-cruck"
qui détermine un comble à surcroît permettant un stockage plus important. La
finesse de ces arbalétriers est compensée par leur multiplication. Leur
disposition, la tête légèrement inclinée vers l'ouest correspond à une
recherche de contreventement par rapport aux vents dominants.
manoir de Champsavoy 22630 Saint-Judoce, propriété privée, ne se visite pas.
Ce site recense tous les manoirs de France, si vous possédez des documents
concernant ce manoir (architecture, historique, photos) ou si vous constatez
une erreur, contactez nous. Propriétaire de cet édifice, vous pouvez
enrichir notre base de données en nous adressant des photos pour illustrer
cette page, merci.
A voir sur cette page "châteaux
des Côtes d'Armor" tous les châteaux recensés à ce
jour dans ce département. |
|
 |
|
 |
|
|
(1)
Texte de loi sur le droit à l'image des biens
(photos)
Sur ce site, tous les
châteaux, châteaux forts, manoirs,
maisons-fortes, ruines et vestiges importants,
chateau hôtel-restaurant, chateaux avec chambres
d'hôtes, gîtes, et les châteaux avec salles pour
réceptions, vous trouverez la liste de tous les
départements en page d'Accueil, mais également
une page réservée aux châteaux à l'abandon, en
péril, et les châteaux du val de Loire nous
avons recensés aussi les châteaux dans les pays
francophones, Suisse, Belgique et Grand Duché du
Luxembourg voir châteaux Étrangers, et également
les châteaux dans des bourgs classés parmi les
plus beaux villages de France.
|
|
(IMH) = château inscrit à l'inventaire
supplémentaire des Monuments Historiques, (MH) = château classé Monument
Historique
Nos sources proviennent à 60% de la base Mérimée,
culture.gouv.fr/culture/inventaire/patrimoine, que nous remercions
vivement
|
Copyright
©chateauxdefrance@orange.fr
Tous droits réservés.
|
|