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Première mention en
1098: "Que tous les chrétiens sçachent que je, Hugues de Saint-André d’Apchon,
ay approuvé et accordé fidèlement, avec mon épouse et mes fils, tout ce que
dom Guillaume de Chezeul qui est frère de mon épouse, a donné et offert au
Dieu tout-puissant et à l’église de Marcigny pour son salut et celui de ses
parents. C’est tout son aloud qui est situé en Vaux et en Chezeul et Charnet".
Le 13 janvier 1406, "reprise de fief faitte par Guy seigneur de Cosan et de
Lugny, chevalier, de son château et terre de Lugny et dépendances situées en
plusieurs territoires du Charollais. Témoin Arnoul Dauphin, chevalier. Les
fiefs mouvants dudit château de Lugny sont la maison forte et terre de
Buxeuil que tient Guillomette, veuve, Jacques, Jean et autres enfants et
héritiers, de feu Jean de Buxeuil, damoiseau. La forte maison et terre de
Vaux de Chaseuil que tient Jean de Mote, chevalier, à cause de sa femme. La
maison basse et terre de Chevenizet que tient Jean de Marcilly, chevalier,et
toutes autres choses qui meuvent dudit château de Lugny". Le 13 mai 1565,
terrier "premièrement, le chatel et maison forte appelée le chatel du Vaux
de Chizeuil, lequel est fermé d’haultes murailles environnées de fossés, de
plusieurs tournelles, avec une grande et haulte tour quarré. Chatel fermant
à pont-levis, avec une garenne estant au bout des dits fossés. Une chappelle
où l’on chante les messes".
En août 1597, traité sur procès et de mariage fait et passé au château de
Vaulx de Chiseul devant maître Geoffroy notaire royal, de Jaque Palatin de
Dyo fils et seul et universel héritier de messire Claude Palatin de Dyo,
chevalier de l’ordre du roi, baron de Montperroux et de Saint-Beury,
seigneur de la Roche de Breny, Vesvre, Corcelles et Boyer, qui étant mort
dès le mois d’avril 1580 laissa ledit Jaque de Dame Catherine de Pradines,
agé d’environ 4 à 5 ans, avec Demoiselle Léonore Damas, fille de Messire
François Damas, chevalier de l’ordre du roi, capitaine de Cent hommes
d’armes sous la charge de Monsieur le duc du Maine, baron de Thianges,
Chalancey, le Defens et le Vaux de Chiseul, de dame Françoise de Dyo, qui
prétendoit droit sur la seigneurie de ladite Roche qui etoit advenue à feu
frère Jaque de Dyo, chevalier de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, par
partage fait avec ledit feu seigneur de Montperroux ses freres etc...,
ladite future de l’avis de Dame Claude d’Orge, veuve de Leonard Damas,
chevalier de l’ordre du roi, baron de Thiange sa grand mère du coté
paternel, et de damoiselle Louise de Chantemerle, dame de Dyo sa grand mère
du côté maternel, et de messire François de Rabutin, chevalier de l’ordre du
roi, baron de Forleans et Epiry son oncle". Le 26 juin 1721, terrier: "le
chasteau et maison forte appelée le chasteau du Vaux-de-Chizeuil, lequel est
fermé par d’hautes murailles, environné de fossés, de plusieurs tourrelles
avec une grande et haute tour quarré, iceluy chasteau fermant à pont-levy,
avec une petite garenne estant au bout des dits fossés; le tout joignant, la
vigne du chasteau de midy, le champ dessous le chasteau de soir. Dans
l’enclos des dittes murailles il y a plusieurs bâtiments comme chambre,
salles, caves, greniers, cuisines, granges, estableries, une chappelle".
Monnier mentionne en 1856 "au hameau de Vaux-de-Chiseuil, restes d'un ancien
château fort ayant appartenu aux comtes Palatin de Dyo, qui avaient haute,
moyenne et basse justice sur ce village.
Description de Sandre en 1896: "Le château s’étendait sur une longueur de 91
mètres et une largeur de 29 mètres; il avait donc la forme d’un grand
rectangle, dont l’un des côté, celui où se trouvent les constructions, était
brisé vers son milieu. On trouvait deux tours rondes crénelées, pour la
défense du château. Plusieurs habitants du Vaux ont encore en leur
possession des boules de pierre, percées d’un trou, par où les défenseurs
pouvaient tirer sur l’ennemi. Ces pierres étaient placées dans les
meurtrières et tournaient sur deux pivots de métal. Quant on avait tiré, on
faisait tourner la boule et la meurtrière se trouvait fermée. Entre les deux
tours courait en ligne droite une muraille très épaisse, dont la plus grande
partie existe encore. L’habitation seigneuriale allait de la tour carrée au
donjon; c’est dans cette partie en effet, qu’on retrouve plusieurs armoiries
sculptées des anciens seigneurs. Tout à côté de la prison se trouvait le
pont-levis; on voit encore très bien, ménagées dans la pierre de taille, es
larges rainures où glissait la herse, et les ouvertures où se mouvaient les
deux leviers qui élevaient où abaissaient le tablier du pont-levis. Ce
pont-levis était protégé par des espèces de mâchicoulis auxquels les
habitants du pays ont conservé le nom significatif d’assommoir… L'assommoir
du Vaux-de-Chizeuil est en parti détruit. Puis s’étendaient les écuries.
Elles existent encore en bon état de conservation; au-dessus de ces écuries
était une immense salle, de plus de 20 mètres de long; elle était carrelée
et existe dans l’état primitif… Enfin la chapelle, au-dessus de laquelle
existe une chambre où l’on arrive par un escalier, et qui était l’habitation
du chapelain… La portion des bâtiments situés entre la tour carrée et la
tour ronde a été démolie par les acquéreurs, après la révolution".
Au XIXe siècle, le château est reconstruit par la famille Geoffray à
l’emplacement de l'ancien bâtiment. Le château se compose de deux grands
bâtiments rectangulaires orientés nord-sud, sur le même axe. Le bâtiment
nord, sous toit de tuile en bâtière, est le plus récent. Il se compose d'un
rez-de-chaussée surélevée et d'un étage éclairé de croisées. Le bâtiment
sud, sous toit à deux pans, est le plus ancien. Son pignon nord garde les
vestiges du montant gauche d'une porte charretière surmontée d'une bretèche,
qui donnait accès à une cour fermée à l'ouest ce de bâtiment. La travée sud
de ce bâtiment contient une chapelle. L'étage du bâtiment est desservi par
un long escalier droit qui ferme la cour au sud. Léon Geoffray, artisan de
la Triple Entente au début du XXe siècle et ambassadeur de France en
Espagne, fit appel au paysagiste Achille Duchêne pour aménager le parc.
Duchêne a travaillé au
château de Digoine
et celui
de La Verrerie au
Creusot. L’aménagement du parc consiste en la mise en scène du paysage
alentour à travers des perspectives réalisées par des terrasses ou des
allées. (1)
château de Vaulx de Chizeuil 71800
Saint-Julien-de-Civry, tél. 03 85 70 64 03, propose la location de deux
chambres d’hôtes.
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